La Coupe du monde a toujours eu ses mascottes. Certaines restent dans les mémoires, comme le lion « Willie » en 1966, tandis que d’autres disparaissent rapidement après le coup de sifflet final. Pour 2026, la FIFA adopte une approche différente. Avec trois pays hôtes, elle dispose désormais de trois mascottes : Clutch, le pygargue à tête blanche, pour les États-Unis, Maple, l’élan, pour le Canada, et Zayu, le jaguar, pour le Mexique.
Chaque personnage a sa propre histoire. Clutch est le curieux, un aigle qui plane sur les États-Unis avec optimisme et une envie pressante de participer. Maple est un voyageur, un élan imaginé errant à travers chaque province et territoire, s’imprégnant au passage de la culture canadienne. Zayu, originaire des jungles du sud du Mexique, est lié au patrimoine : la nourriture, la danse, la musique, tout ce qui rassemble les gens au-delà du sport lui-même.
Ce sont aussi des footballeurs, du moins dans l’âme. Maple joue le rôle de gardien de but, stable et fiable. Zayu est l’attaquant, plein de flair et de rapidité de décision. Clutch reste en retrait au milieu de terrain, organisant le jeu. C’est le genre de détail que la FIFA aime ajouter – pas vraiment nécessaire, mais qui permet aux enfants d’imaginer les mascottes en train de taper dans un ballon. Il y a fort à parier que beaucoup se disputeront pour savoir qui est le « meilleur joueur ».
Lorsque la FIFA les a présentés, le président Gianni Infantino a qualifié le trio de « joyeux et plein d’énergie ». Honnêtement, on aurait dit une réplique tirée d’une brochure, mais il avait raison. Les mascottes étaient surdimensionnées, dynamiques, éclatantes comme dans un dessin animé. Difficiles à manquer et clairement conçues pour faire sourire – ou lever les yeux au ciel, selon les goûts.
Bien sûr, les mascottes ne sont pas l’événement principal. Le tournoi lui-même est la véritable histoire. Pour la première fois, 48 nations participeront, faisant de cette Coupe du Monde la plus importante à ce jour. Cent quatre matchs seront disputés dans 16 villes de trois pays. Le match d’ouverture aura lieu le 11 juin à l’Estadio Azteca de Mexico, un lieu chargé d’histoire du football. La finale aura lieu plus d’un mois plus tard au MetLife Stadium, dans le New Jersey, et celle-ci proposera une nouveauté : le premier spectacle de mi-temps de la Coupe du Monde.
Il est clair que la FIFA souhaite que 2026 soit bien plus qu’un simple tournoi. Plus grand. Plus bruyant. Clutch, Maple et Zayu n’en sont qu’un avant-goût. Peut-être entreront-ils dans les annales, peut-être tomberont-ils dans l’oubli, mais quoi qu’il en soit, ils ont donné à cette Coupe du Monde une longueur d’avance en termes de personnalité avant même qu’un seul ballon ne soit touché.
