Mario évolue en trois dimensions depuis trente ans, mais le logo portant son nom affichait une apparence résolument plate ces quinze dernières années. Nintendo a récemment retravaillé ce visuel emblématique, réintroduisant le lettrage brillant et en relief caractéristique des premières époques de la franchise. Ce changement est apparu sur le site officiel de l’entreprise le 18 septembre 2026, en toute discrétion et sans annonce de nouveau jeu. Cela n’a pas empêché les fans de chercher à y voir un signe avant-coureur.
La version revisitée du logo Super Mario est immédiatement reconnaissable. Nintendo n’a modifié ni la forme caractéristique des lettres ni les couleurs vives qui confèrent aux deux mots leur allure familière et légèrement chaotique. L’entreprise a plutôt revu le rendu du lettrage en y ajoutant des dégradés, des reflets et des ombrages directionnels pour créer une impression de formes pleines et arrondies.
Il s’agit d’une retouche plutôt sobre, bien que la différence saute aux yeux lorsque les deux versions sont placées côte à côte.
Le logo précédent, lancé en 2011, misait sur des aplats de couleur et une finition relativement simple. Son successeur offre une impression de volume plus marquée. La lumière accroche les parties supérieures des lettres, tandis que des contours plus sombres permettent de les détacher de l’arrière-plan. Le résultat est soigné sans être excessivement complexe, intégrant ainsi un peu de l’univers coloré des jeux Mario à la typographie elle-même.
La disposition a également fait l’objet d’un léger ajustement. Le mot « MARIO » a été légèrement réduit et repositionné sous « SUPER », rendant l’ensemble plus compact. Cette modification ne dénature pas la composition familière, mais elle renforce le lien visuel entre les deux mots. Rien de tout cela ne constitue une nouvelle identité ; c’est précisément pour cette raison que ce choix fonctionne comme une mise à jour de la série dans son ensemble, plutôt que comme l’identité visuelle d’un seul titre.
Le logo de Super Mario possède un caractère singulier et merveilleux. Ses lettres affichent les proportions massives de blocs de construction pour enfants, sans pour autant s’aligner parfaitement ni obéir aux règles de la typographie conventionnelle. Les couleurs sont d’une gaieté presque agressive. La composition manque de sophistication, et chercher à en ajouter serait probablement une erreur.
Il s’inscrit dans une franchise où un plombier peut revêtir un costume de chat, se transformer en éléphant ou traverser un royaume fait de nourriture, sans que personne ne remette en question la cohérence de ces images avec la marque.
Le logo doit pouvoir s’adapter tout aussi naturellement à ces différents univers.
Cela explique en partie la décision de Nintendo de conserver le design tout en modifiant son rendu. Les lettres multicolores permettent déjà d’incarner une vaste gamme de jeux Mario, des aventures classiques à défilement latéral aux jeux de plateforme en 3D sophistiqués. Il n’est pas nécessaire que le logo imite le style visuel du dernier titre en date.
L’ajout de profondeur offre simplement à Nintendo une nouvelle façon de le présenter.
Il existe également un lien historique. Les anciens logos de Super Mario mettaient souvent davantage l’accent sur les effets de volume, surtout lorsque les jeux ont commencé à évoluer dans des environnements en trois dimensions. La version de 2011 avait considérablement simplifié ce traitement. Le nouveau visuel renoue avec une partie de ce caractère d’antan, bien que l’éclairage et les proportions aient été retravaillés plutôt que simplement copiés sur un modèle précédent.
Il ne s’agit pas tant d’un retour à une époque précise que d’une nouvelle interprétation d’un élément appartenant déjà au patrimoine de Nintendo.
Ce même principe a permis à d’autres franchises de jeux vidéo de longue date de préserver leur identité. Pokémon a conservé son lettrage jaune et bleu caractéristique à travers des générations de jeux, de séries animées et de films, même lorsque les visuels environnants évoluaient. Sonic the Hedgehog a également adopté différents traitements pour son logo sans jamais perdre l’identité visuelle immédiatement reconnaissable de son nom.
Le lettrage de Mario a atteint un niveau de notoriété similaire. Nintendo peut modifier sensiblement son apparence sans avoir à présenter un nouveau logo au public.
Les nouveaux visuels des personnages accompagnant cette mise à jour sont encore plus fidèles à la tradition. Mario ressemble toujours à Mario, bien que les fans aient remarqué de légères retouches apportées aux visuels, notamment au niveau des textures entourant les poches de sa salopette.
Ces petits détails sont venus alimenter un débat bien plus vaste.
La combinaison de modèles de personnages retravaillés et d’un logo désormais en relief a suscité des spéculations : Nintendo préparerait peut-être un nouveau jeu majeur de la série Super Mario en 3D. Ce raisonnement se tient : de nouveaux visuels officiels seraient utiles pour une prochaine sortie, et la décision de l’entreprise d’opérer ces changements sans la moindre explication laisse libre cours aux suppositions.
Nintendo n’a pas présenté ce logo comme étant lié à l’identité d’un nouveau jeu en particulier. Il apparaît sur le site officiel de Super Mario, où il peut servir la franchise dans son ensemble. Ce visuel actualisé pourrait bien accompagner une future sortie, mais rien dans ce changement ne permet de deviner ce que Nintendo compte annoncer prochainement.
Il existe de nombreuses raisons de disposer d’éléments graphiques officiels actualisés, indépendamment d’un jeu spécifique. La marque Super Mario s’étend désormais aux films, aux attractions de parcs à thème, aux vêtements, aux jouets et à divers produits dérivés. Le logo central doit fonctionner dans tous ces contextes, souvent aux côtés de visuels créés à des fins très différentes.
Une finition retravaillée permet de préserver la cohérence visuelle de l’identité sans pour autant opérer un changement radical qui nécessiterait de repenser entièrement l’image de marque de la franchise.
Le retour d’un lettrage en relief marque également une rupture intéressante avec la tendance au « flat design » (design plat) qui a façonné l’identité visuelle de tant de franchises de divertissement. Les dégradés et les ombres étaient autrefois les premiers éléments supprimés lors d’une refonte, surtout lorsque les entreprises cherchaient à rendre leur identité plus épurée sur les écrans numériques.
Nintendo a choisi de les réintégrer.
Ce choix semble tout naturel pour Mario, dont l’univers a toujours regorgé d’objets aux couleurs vives et aux caractéristiques physiques exagérées. Les pièces scintillent, les tuyaux brillent et même un simple bloc « ? » peut sembler étrangement accueillant. Le logo revisité emprunte un peu de cette texture, créant ainsi un lien plus étroit entre le lettrage et les objets qui entourent le personnage.
L’essentiel est que ces détails supplémentaires ne constituent pas l’unique fondement du design. En petit format, les couleurs et les formes restent familières. Sur un affichage plus grand, en revanche, les nouveaux reflets et ombrages sont plus faciles à apprécier.
Il s’agit d’une retouche modeste apportée à une identité qui n’avait guère besoin d’être corrigée.
Reste à savoir si ce visuel revisité annonce l’arrivée d’un nouveau jeu. Le logo lui-même ne donne aucune indication, et Nintendo a fourni très peu d’autres éléments aux fans pour spéculer.
Ce qu’il offre, en revanche, c’est un nom familier doté d’une finition différente. Après quinze années de lettrage plat, Super Mario retrouve une partie de la profondeur visuelle qui avait accompagné son passage aux univers en trois dimensions.
