La NFL n’a pas tardé à changer de cap. Le Super Bowl 60 était à peine terminé que la ligue dévoilait le logo du Super Bowl 61, lançant ainsi les préparatifs pour la finale de la saison suivante. À peine les célébrations retombées, l’attention se portait déjà sur l’avenir.
L’année prochaine, le match se déroulera de nouveau à Los Angeles, au SoFi Stadium, un lieu que la ligue semble désormais parfaitement à l’aise d’utiliser pour ses événements les plus importants. Le logo reflète cette aisance, privilégiant le lieu au spectacle et laissant le cadre influencer son esthétique.
Les chiffres romains « LXI » dominent le design, occupant la majeure partie de l’espace et attirant immédiatement le regard. Au lieu d’arêtes vives ou de tons ternes, les chiffres sont enveloppés d’un dégradé orange chaud. L’effet est plus proche d’un ciel de fin de journée que d’un élément directement lié au football. Ce choix paraît délibéré et naturel, privilégiant l’atmosphère à l’effet tape-à-l’œil.
Une vague bleue traverse les chiffres, s’enroulant vers le haut avant de retomber au centre du logo. C’est l’élément le plus dynamique du design, celui qui lui insuffle son énergie. Sans lui, le logo semblerait statique. Le contraste entre les bleus froids et le fond chaud empêche le design de trop dévier d’un côté ou de l’autre.
La partie inférieure ramène l’ensemble à des éléments plus familiers. Une base argentée, divisée en deux tons, se trouve sous les chiffres. Une ligne courbe sépare les nuances, faisant subtilement écho à la vague située au-dessus. Les mots « Super Bowl » sont imprimés en caractères noirs gras sur la base, simples et directs, remplissant parfaitement leur fonction.
Au centre, trône le trophée Lombardi. Tout autour s’adapte au décor. Le trophée Lombardi, lui, reste immuable. Il traverse le « X » de « LXI » et trône au premier plan, inchangé et inimitable.
L’ensemble dégage une impression de sobriété et d’assurance. On y retrouve des similitudes avec les précédents logos du Super Bowl de Los Angeles, notamment dans l’utilisation de tons chauds, mais cette version se veut plus sobre. Moins d’éléments. Moins de décoration. Une plus grande importance accordée aux formes et aux couleurs. Il semble conçu pour être facilement décliné sur les produits dérivés, les diffusions et la signalétique sans perdre son identité.
Ce qui frappe le plus, c’est ce que le logo évite. Pas de palmiers, pas de silhouettes de gratte-ciel, pas de monuments emblématiques. Il mise plutôt sur la suggestion. Couleurs de l’océan. Lumière du crépuscule. Mouvement. Le logo fait confiance au public pour deviner le lieu du match sans lui indiquer précisément où il se déroulera.
Après des mois d’omniprésence, il finira par s’intégrer au calendrier de la saison. Il accompagnera les courses aux séries éliminatoires, la publication du calendrier et les débats interminables, devenant ainsi un élément incontournable de l’année NFL.
Pour l’instant, il constitue le premier signe officiel que l’attention se porte désormais sur la prochaine course au titre, avec Los Angeles comme théâtre de l’événement.

